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Retrait de fils et agrafes par un infirmier à domicile : est-ce vraiment possible après une opération ?

16/08/2026
Retrait de fils et agrafes par un infirmier à domicile : est-ce vraiment possible après une opération ?
Infirmier à domicile pour retrait de fils et agrafes : acte remboursé, sans déplacement. Conditions, démarches et coût pour le patient

Après une intervention chirurgicale, beaucoup de patients redoutent de devoir retourner à l'hôpital uniquement pour se faire retirer des fils ou des agrafes. Bonne nouvelle : le retrait de fils et agrafes par un infirmier à domicile est un acte parfaitement légal et encadré en Belgique, remboursé par l'assurance maladie. Pourtant, de nombreuses personnes ignorent encore cette possibilité et s'imposent des déplacements souvent pénibles en période de convalescence. Chez SRL GUSTAVE, cabinet de soins infirmiers intervenant à Denderleeuw et ses environs, nous accompagnons chaque jour des patients dans leur suivi post-opératoire à domicile, avec une attention particulière portée à leur confort et à leur sécurité. Cet article vous explique le cadre légal, les conditions à remplir, le déroulement du soin, le prix réel pour le patient et les démarches concrètes pour organiser ce retrait chez vous.

Ce qu'il faut retenir
  • Le retrait de fils et agrafes à domicile est un acte B2 autorisé par l'AR du 18 juin 1990, remboursé par l'INAMI — le ticket modérateur s'élève à environ 0,78 € pour un bénéficiaire BIM/VIPO et reste inférieur à 5 € pour un patient ordinaire.
  • Une prescription médicale écrite est obligatoire (chirurgien, médecin traitant ou dentiste pour les sutures relevant de sa spécialité) — aucune ordonnance verbale n'est acceptée (AR du 18 juin 1990, art. 7ter).
  • Le délai de retrait varie de 3 jours (visage) à 21 jours (membres inférieurs) ; l'infirmier évalue la plaie selon une échelle colorimétrique à 5 niveaux (noir, vert, jaune, rouge, rose) avant de procéder à l'ablation.
  • En Flandre, les personnes de plus de 25 ans en perte d'autonomie peuvent cumuler le remboursement INAMI avec une allocation mensuelle de la Vlaamse Zorgkas, réduisant encore le coût des soins infirmiers à domicile.

Ce que dit la loi belge sur le retrait de fils ou agrafes par un infirmier

En Belgique, c'est l'arrêté royal du 18 juin 1990 (SPF Santé publique) qui constitue le texte de référence en matière d'actes infirmiers. Ce texte autorise explicitement les praticiens de l'art infirmier à réaliser l'ablation du matériel de réparation cutanée. L'acte figure à l'annexe I de cet arrêté, sous la classification B2, libellé « Enlèvement de matériels de suture cutanée, de mèches et de drains et de cathéters cutanés ». Ce libellé englobe aussi bien les fils non résorbables que les agrafes chirurgicales.

Seuls les infirmiers responsables de soins généraux, titulaires du diplôme requis, sont légalement habilités à pratiquer cet acte. L'infirmier ne se contente pas d'exécuter le geste : il évalue les conditions cliniques avant de procéder et, si celles-ci ne sont pas réunies, il est tenu réglementairement d'en avertir le médecin prescripteur.

Un point important mérite d'être souligné : tous les fils ne nécessitent pas un retrait. Les fils résorbables (en acide polyglycolique, par exemple) se dégradent naturellement en 12 à 60 jours et ne requièrent aucune intervention. Seuls les fils non résorbables (nylon, polypropylène) et les agrafes chirurgicales doivent être retirés par un professionnel. En cas de doute sur le type de fil utilisé, demandez confirmation à votre chirurgien avant d'organiser le soin.

À noter : la prescription pour retrait de sutures peut également être délivrée par un dentiste pour des sutures relevant de sa spécialité, conformément à l'AR du 10 janvier 2021 (M.B. 19 février 2021). Cette précision est utile si vous sortez d'une chirurgie dentaire ou maxillo-faciale : vous pouvez obtenir l'ordonnance directement de votre dentiste, sans passer par votre médecin traitant.

Prescription médicale et conditions obligatoires pour le retrait à domicile

Une ordonnance écrite, jamais verbale

Le retrait de fils ou agrafes par un infirmier à domicile reste classé B2, ce qui signifie qu'une prescription médicale est indispensable. Cette ordonnance doit être signée par le chirurgien, le médecin traitant ou le dentiste (pour les sutures relevant de sa spécialité), préciser la date de retrait (totale ou partielle), le type de matériel en place, et être datée lisiblement. Conformément à l'article 7ter de l'AR du 18 juin 1990, la prescription doit être écrite lisiblement sur un document destiné à cette fin et fait partie intégrante du dossier patient. L'infirmier est tenu de conserver une copie ou de s'y référer avant chaque acte. En l'absence de prescription physique transmise avant la visite, l'infirmier ne peut pas démarrer le soin, même si le patient affirme que l'ordonnance a été faite verbalement par le chirurgien. Sans prescription valide, l'acte ne peut être ni réalisé légalement, ni remboursé par l'INAMI.

Il est bon de noter que depuis le 1er novembre 2025, une réforme de l'article 8 de la nomenclature INAMI — introduite par l'Arrêté royal du 8 septembre 2025, publié au Moniteur belge du 24 septembre 2025 — a supprimé l'obligation de prescription pour certaines prestations infirmières à domicile. Toutefois, le retrait de sutures (B2) continue de nécessiter une ordonnance médicale obligatoire.

Des délais de retrait variables selon la zone opérée

Le délai post-opératoire avant le retrait varie considérablement selon la localisation anatomique de la plaie. À titre indicatif :

  • Visage et cou : 3 à 5 jours (vascularisation importante, cicatrisation rapide)
  • Cuir chevelu : 7 à 10 jours
  • Bras : 10 à 12 jours
  • Abdomen ou chirurgie orthopédique : 10 à 15 jours
  • Membres inférieurs et articulations (genou, cheville) : 14 à 21 jours, en raison des fortes contraintes mécaniques

Ces délais restent indicatifs. La date exacte est toujours fixée par le médecin prescripteur et confirmée par l'évaluation clinique de l'infirmier au moment du soin. Un retrait trop précoce risque d'entraîner une déhiscence — c'est-à-dire une ouverture de la plaie — tandis qu'un retrait trop tardif peut rendre l'ablation plus douloureuse et marquer davantage la peau.

Vigilance accrue pour certains profils de patients

Certains facteurs individuels peuvent ralentir significativement la cicatrisation. Le diabète, la corticothérapie prolongée, le tabagisme, l'obésité, l'âge avancé, la dénutrition ou l'immunodépression sont autant de situations qui peuvent conduire l'infirmier à différer le retrait, même si la date prescrite est atteinte. Dans ces cas, l'infirmier évalue minutieusement la plaie et, si les conditions ne sont pas réunies, contacte le médecin prescripteur avant d'agir.

Concrètement, imaginez une patiente diabétique de 75 ans, opérée du genou à l'hôpital d'Aalst, dont la prescription indique un retrait d'agrafes à J+15. Lors de sa visite, l'infirmier constate que les berges de la plaie ne se rejoignent pas encore correctement. Plutôt que de procéder mécaniquement au retrait, il prend contact avec le chirurgien pour décaler l'ablation de quelques jours. Ce devoir d'alerte n'est pas une simple recommandation : c'est une obligation réglementaire inscrite dans l'arrêté royal du 18 juin 1990.

Conseil : lors de votre premier contact téléphonique avec l'infirmier à domicile, signalez immédiatement tout signe inhabituel observé autour de la plaie : rougeur importante, écoulement (pus, liquide clair ou sanguin), douleur en augmentation ou fièvre. Ne retirez surtout pas votre pansement pour vérifier. Ces informations, communiquées dès la prise de rendez-vous, permettent à l'infirmier d'anticiper une évaluation clinique approfondie ou de solliciter une consultation médicale préalable si nécessaire.

Comment se déroule concrètement le retrait de fils ou agrafes à domicile

Le matériel : tout est apporté par l'infirmier

L'infirmier se déplace chez vous avec tout le matériel stérile à usage unique nécessaire : tire-agrafe (pince ôte-agrafes), coupe-fil, pince, compresses, antiseptique, Stéristrips® et pansements de protection transparents de type Opsite Post-Op™. Les Stéristrips® sont des bandelettes adhésives de rapprochement cutané (marque 3M), posées après le retrait des fils ou agrafes pour maintenir les berges de la plaie en cas de légère désunion et prévenir une réouverture dans les jours suivant l'ablation. Vous n'avez rien à acheter en pharmacie pour l'acte lui-même.

Un protocole rigoureux, étape par étape

Le soin suit un protocole rigoureux. L'infirmier procède d'abord à l'hygiène des mains, puis retire l'ancien pansement. Il évalue visuellement la plaie avant tout retrait, en utilisant une échelle colorimétrique à cinq niveaux : noir (plaie nécrosée, retrait formellement contre-indiqué), vert (plaie infectée, retrait contre-indiqué — le médecin doit être contacté), jaune (plaie fibrineuse, retrait à évaluer avec le médecin), rouge (bourgeonnement normal, retrait à évaluer selon le délai prescrit) et rose (épidermisation en cours, retrait possible si le délai prescrit est atteint). Cette évaluation systématique garantit que l'ablation ne sera réalisée que dans des conditions cliniques favorables.

Si les conditions sont réunies, il procède à l'ablation progressive du matériel de suture, puis désinfecte la zone. Des Stéristrips® peuvent être posés en cas de légère désunion des berges, éventuellement recouverts d'un pansement transparent de protection. Enfin, un pansement léger est appliqué, ou la plaie est laissée à l'air, selon la prescription.

Après le retrait : surveillance et visite de contrôle

Un point rassurant : un léger suintement ou quelques gouttes de sang au moment du retrait sont tout à fait normaux. Il n'y a pas lieu de s'inquiéter. En revanche, dans les 48 heures suivant le retrait, vous devez consulter immédiatement si vous constatez une rougeur croissante, un écoulement persistant, une ouverture de la plaie, une chaleur locale intense ou de la fièvre. La recommandation est de prévoir une visite de contrôle dans les 48 heures suivant le retrait, puis tous les jours ou tous les 2 jours selon l'état de la plaie, jusqu'à stabilisation complète de la cicatrisation.

À noter : une documentation photographique de la cicatrice est recommandée par l'infirmier après le retrait des fils ou agrafes, afin de détecter tout signe d'infection ou de déhiscence lors des visites de suivi. Cette traçabilité visuelle permet une comparaison objective de l'évolution de la plaie entre deux visites et facilite le signalement au médecin si une dégradation est observée.

Les démarches pratiques pour organiser le retrait de fils ou agrafes à domicile

Anticiper dès la sortie de l'hôpital

Organiser ce soin est plus simple qu'on ne l'imagine. Avant même votre sortie de l'hôpital, demandez au chirurgien de vous remettre une ordonnance écrite précisant le type de matériel en place, la date de retrait souhaitée et, idéalement, la mention « à réaliser par un infirmier à domicile ». Ne remettez jamais cette étape à plus tard : sans prescription physique en main, l'infirmier ne peut ni débuter les soins, ni les faire rembourser. Rappelons qu'une ordonnance verbale, même confirmée par téléphone par le chirurgien, ne permet pas légalement à l'infirmier de réaliser l'acte.

Dès votre retour chez vous, contactez l'infirmier à domicile par téléphone. Communiquez-lui la localisation de la plaie, le type de matériel de suture et transmettez-lui la prescription. Pensez à signaler tout facteur pouvant ralentir votre cicatrisation (diabète, tabagisme, traitement par corticoïdes) dès ce premier échange, ainsi que tout signe inhabituel observé autour de la plaie (rougeur importante, écoulement, douleur en augmentation ou fièvre) : ces signaux permettent à l'infirmier d'anticiper une évaluation approfondie ou de solliciter un avis médical préalable.

Préparez ensuite un espace adapté pour le soin : un bon éclairage, une surface propre, une position allongée ou assise confortable permettant un accès aisé à la plaie. Ne retirez surtout pas votre pansement avant l'arrivée de l'infirmier.

Combien coûte le retrait de fils ou agrafes à domicile ?

C'est l'une des questions les plus fréquentes, et la réponse est rassurante. Le retrait de fils ou agrafes à domicile est remboursé par l'assurance maladie obligatoire en Belgique, à condition que l'acte soit réalisé par un infirmier conventionné INAMI, sur prescription médicale. Les tarifs INAMI 2025 ont été indexés de 3,34 % au 1er janvier 2025.

Concrètement, le tiers-payant est applicable : vous ne faites aucune avance de frais. Vous ne payez que le ticket modérateur directement à l'infirmier lors de la visite. Pour donner un ordre de prix précis : le code INAMI 425110, correspondant à une séance avec soin technique simple, prévoit un honoraire de 6,68 €. Pour une visite à domicile seule (code 418913), l'honoraire est de 3,13 €, dont 2,35 € remboursés par l'INAMI, soit un ticket modérateur de 0,78 € — que le patient soit ordinaire ou bénéficiaire de l'intervention majorée (BIM/VIPO). Le coût réel pour le patient reste donc minime et ne dépasse généralement pas quelques euros.

Exemple concret : Marleen Vercauteren, 68 ans, habitant Liedekerke, se fait retirer 12 agrafes au genou après une pose de prothèse à l'ASZ d'Aalst. Son chirurgien lui a remis l'ordonnance avant la sortie. L'infirmier de SRL GUSTAVE se déplace à son domicile, réalise le retrait et pose des Stéristrips® de renfort. Marleen, bénéficiaire BIM, ne paie que 0,78 € pour la visite. Étant en perte d'autonomie reconnue et âgée de plus de 25 ans, elle bénéficie en parallèle de l'allocation mensuelle de la Vlaamse Zorgkas, qui couvre une partie de ses frais liés à la dépendance. Son coût total pour ce soin : moins d'un euro.

Conseil : en Flandre (région de Denderleeuw), les personnes de plus de 25 ans souffrant d'une perte d'autonomie peuvent bénéficier d'une allocation mensuelle versée par la Vlaamse Zorgkas (Caisse flamande de soins), destinée à couvrir une partie des frais liés à la dépendance, y compris les frais de soins infirmiers à domicile. Cette aide est cumulable avec le remboursement INAMI. Si vous êtes dans cette situation, renseignez-vous auprès de votre mutualité pour vérifier votre éligibilité : cela peut réduire significativement le prix de l'ensemble de vos soins à domicile.

Pourquoi choisir le domicile plutôt qu'un retour à l'hôpital

Plus de 60 % des patients évitent de retourner à l'hôpital après une opération en raison des déplacements et de l'attente. Le recours à un infirmier à domicile répond directement à cette réalité. Pas de trajet, pas de salle d'attente, un soin réalisé dans le confort de votre environnement familier — et un coût limité au seul ticket modérateur, souvent inférieur à un euro pour les bénéficiaires BIM/VIPO.

Cette solution est particulièrement adaptée aux personnes âgées, à mobilité réduite ou en rééducation post-hospitalisation — un besoin fréquent dans la région de Denderleeuw et ses environs, à proximité des hôpitaux d'Aalst et de Bruxelles. À domicile, vous êtes également moins exposé aux infections nosocomiales, ces infections contractées en milieu hospitalier. L'environnement est mieux maîtrisé, plus sûr.

Le Cabinet de soins infirmiers SRL GUSTAVE, basé à Denderleeuw, accompagne les patients dans leurs soins post-opératoires avec une prise en charge personnalisée, en étroite collaboration avec les médecins et chirurgiens. Notre équipe assure les pansements, le suivi des plaies chirurgicales et bien sûr le retrait de fils et agrafes à domicile, dans le respect des prescriptions et des normes d'hygiène les plus strictes. Si vous ou l'un de vos proches sortez de l'hôpital et avez besoin d'organiser rapidement ce soin, n'hésitez pas à nous contacter : nous vous accompagnerons avec toute l'écoute et la disponibilité que votre convalescence mérite.