Chaque année, des milliers de patients belges se déplacent en cabinet ou à l'hôpital pour des soins qui pourraient parfaitement être réalisés chez eux, dans le confort de leur salon. Beaucoup ignorent encore l'étendue réelle des actes infirmiers à domicile en Belgique, encadrés par l'Arrêté Royal du 18 juin 1990 et remboursés par l'INAMI. Pourtant, des soins techniques, sécurisés et légalement reconnus peuvent être dispensés directement à votre domicile par un infirmier disposant d'un visa SPF et d'un numéro INAMI. Chez SRL GUSTAVE, cabinet de soins infirmiers établi à Denderleeuw, nous accompagnons quotidiennement des patients dans cette démarche, avec rigueur et bienveillance. Voici les sept actes les plus fréquemment réalisés à domicile, ainsi que tout ce que vous devez savoir sur leur coût, leur remboursement et leurs conditions.
Depuis le 1er décembre 2022, les soins de plaies — même complexes — sont classés B1 dans la nomenclature belge. Concrètement, cela signifie qu'aucune prescription médicale n'est requise pour qu'un infirmier intervienne à votre domicile. Que vous souffriez d'une escarre, d'une plaie chronique ou d'une plaie post-opératoire, l'infirmier peut agir immédiatement, sans passage préalable chez le médecin. Si vous souhaitez en savoir plus sur cette prestation, consultez notre page dédiée aux pansements à domicile.
Imaginez une personne âgée vivant seule à Denderleeuw, dont la plaie au mollet nécessite un pansement quotidien. Plutôt que de mobiliser un transport ou un accompagnant pour se rendre en cabinet, elle peut recevoir ce soin directement chez elle. À titre indicatif, un pansement simple est tarifé à environ 7,50 € par l'INAMI, tandis qu'un soin de plaie complexe avoisine les 15,00 €. Le remboursement par la mutuelle réduit considérablement le reste à charge. Précision importante : les soins infirmiers à domicile remboursés sont pris en charge par l'ensemble des sept mutuelles belges agréées — Mutualité Chrétienne, Mutualité Socialiste, Mutualité Libérale, Mutualité Neutre, Partena, CAAMI et la mutuelle du personnel de la SNCB (HR Rail). Aucune mutuelle reconnue ne peut refuser le remboursement d'un acte figurant dans la nomenclature INAMI article 8 et réalisé dans les conditions légales.
Insuline pour un patient diabétique, anticoagulants après une chirurgie, antibiotiques ou antidouleurs : ces injections font partie des actes infirmiers à domicile les plus courants en Belgique. Depuis le 1er novembre 2025, une évolution réglementaire majeure simplifie encore la procédure : l'infirmier n'a plus besoin d'une ordonnance séparée pour ces actes courants. Le protocole global établi par le médecin traitant suffit désormais. En contrepartie de cette simplification, la réforme entraîne un accroissement de la responsabilité juridique de l'infirmier et des exigences accrues de traçabilité dans le dossier infirmier : chaque acte réalisé sans ordonnance séparée doit être rigoureusement documenté, ce qui renforce concrètement les garanties pour le patient.
Le tarif indicatif d'une injection s'élève à environ 5,80 €, remboursé par l'ensemble des mutualités agréées en Belgique. Pour un patient ordinaire bénéficiant du tiers payant via MyCareNet, le reste à charge se situe généralement entre 2 et 4 € par acte. Pour les bénéficiaires du statut BIM/VIPO, le ticket modérateur tombe à environ 0,28 € par prestation pour les actes facturés à l'acte, et peut être ramené à zéro pour les soins dispensés sous régime de forfait.
???? À noter : En cas de contrôle de l'INAMI, si la prescription est incorrecte ou si le dossier infirmier est incomplet, c'est l'infirmier — et non le médecin — qui en supporte les conséquences juridiques et financières. Cette responsabilité pousse les professionnels à maintenir une documentation rigoureuse de chaque soin, ce qui constitue une garantie supplémentaire de qualité et de traçabilité pour vous en tant que patient.
La perfusion à domicile peut surprendre, et pourtant elle est parfaitement encadrée. Antibiothérapie intraveineuse prolongée, hydratation de patients âgés déshydratés, nutrition parentérale en cas de dénutrition sévère, traitement antidouleur en soins palliatifs : autant de situations où l'infirmier intervient directement au domicile du patient.
Les voies d'abord que l'infirmier peut gérer incluent la voie veineuse périphérique, la chambre implantable (port-à-cath), le suivi d'un cathéter PICC line déjà posé par le médecin, et la voie sous-cutanée. En revanche, la pose d'un cathéter central veineux classique (autre que le PICC) relève exclusivement du médecin et ne peut en aucun cas être réalisée par l'infirmier à domicile — une limite technique qui délimite clairement le périmètre légal de l'intervention infirmière. Il s'agit d'un acte B2 — sur prescription médicale — mais depuis novembre 2025, l'ordonnance séparée n'est plus nécessaire dès lors qu'un protocole global a été validé par le médecin prescripteur.
Pour une personne à mobilité réduite ou un patient immunodéprimé, se rendre dans un laboratoire représente un effort considérable et un risque d'exposition inutile. La prise de sang veineuse fait partie des actes infirmiers réalisables à domicile en Belgique. L'infirmier effectue le prélèvement dans des conditions d'hygiène strictes, avec du matériel stérile à usage unique.
Les résultats sont ensuite transmis directement au médecin traitant, qui assure le suivi. Pour un patient convalescent à Denderleeuw, par exemple, cela évite un déplacement fatigant et permet de maintenir un contrôle sanguin régulier sans interruption.
La pose d'une sonde urinaire ou gastrique est un acte technique qui peut tout à fait être réalisé à domicile. L'infirmier apporte l'intégralité du matériel stérile à usage unique nécessaire et procède à la pose dans le respect des protocoles d'hygiène les plus stricts. Cette prestation est également concernée par la réforme du 1er novembre 2025 : plus d'ordonnance séparée dans le cadre d'un protocole global du médecin.
Un suivi régulier est ensuite assuré par l'infirmier à chaque passage. Il surveille l'état clinique du patient, vérifie le bon fonctionnement de la sonde et consigne chaque observation dans le dossier infirmier — une obligation légale qui garantit la traçabilité et la continuité des soins.
L'entretien d'une stomie — qu'elle soit digestive ou urinaire — requiert un savoir-faire spécifique. L'infirmier à domicile assure le changement d'appareillage, la surveillance de l'état cutané péri-stomal et les soins d'hygiène associés. Cet acte fait lui aussi partie de la réforme 2025 et peut être exécuté sur protocole global, sans prescription complémentaire.
Au-delà du geste technique, l'infirmier joue un rôle essentiel d'éducation du patient et de ses proches. Il leur apprend à reconnaître les signes d'irritation, à manipuler l'appareillage et à retrouver progressivement une autonomie dans la gestion quotidienne de la stomie. Cette dimension pédagogique fait pleinement partie du soin.
Mesurer la glycémie capillaire, la tension artérielle, la saturation en oxygène ou la température : ces contrôles réguliers sont indispensables pour de nombreux patients chroniques. L'infirmier les réalise à chaque passage et transmet les données au médecin traitant, permettant un ajustement rapide du traitement si nécessaire.
Les soins complémentaires réalisables à domicile sont plus variés qu'on ne le pense :
Fait méconnu : l'infirmier est lui-même prescripteur de la toilette. Il peut initier les soins d'hygiène de manière autonome (acte B1 spécifique), après avoir évalué le degré de dépendance du patient à l'aide du score de Katz — un outil officiel de l'INAMI qui mesure l'autonomie selon six activités de la vie quotidienne. C'est l'infirmier lui-même — et non le médecin — qui évalue ce score, remplit le formulaire officiel INAMI et le transmet au médecin-conseil de la mutualité via MyCareNet. Ce processus enclenche l'accord pour les soins d'hygiène et, le cas échéant, l'accès aux forfaits.
Le système de forfaits comprend trois niveaux : Forfait A (dépendance légère), Forfait B (dépendance modérée) et Forfait C (dépendance lourde). Pour le Forfait C, deux passages infirmiers par jour sont obligatoires : si un seul passage est effectué, le remboursement est automatiquement ramené au niveau du Forfait B. Par ailleurs, les catégories T2 et T7 s'appliquent aux patients moins dépendants : T2 couvre deux toilettes remboursées par semaine, et T7 en couvre sept (une par jour maximum).
???? Exemple concret : Mme Hélène Verhaegen, 82 ans, vit seule à Denderleeuw après une fracture du col du fémur. Son infirmière évalue son score de Katz à un niveau justifiant un Forfait B. Le formulaire est transmis via MyCareNet au médecin-conseil de sa mutualité (Mutualité Chrétienne). L'accord est obtenu en quelques jours. Mme Verhaegen bénéficie désormais de sept toilettes par semaine (T7) et d'un passage infirmier quotidien. Son ticket modérateur étant couvert par son statut BIM, elle ne débourse rien. Sans ce forfait, les passages quotidiens auraient représenté un coût significatif chaque mois.
Le cadre légal belge distingue trois catégories d'actes infirmiers. Les actes B1 sont réalisés en toute autonomie par l'infirmier, sans prescription. Les actes B2 nécessitent une prescription médicale. Enfin, les actes C sont des actes médicaux délégués qui exigent la présence physique du médecin dans le bâtiment — ce qui les rend quasi incompatibles avec un contexte de soins à domicile standard.
Parmi les actes C, on trouve depuis l'Arrêté Royal du 14 avril 2024 : la pose d'un cathéter PICC, la ponction d'ascite, la ponction de lymphoedème et la suture cutanée. L'infirmier ne peut jamais poser de diagnostic médical, prescrire un traitement (sauf la toilette) ni réaliser d'acte chirurgical ou d'anesthésie.
Les tarifs sont fixés par les barèmes de l'INAMI — ils ne sont pas laissés au libre choix du professionnel. Grâce au système du tiers payant électronique via MyCareNet, vous ne payez jamais directement l'infirmier pour les actes remboursés : c'est la mutuelle qui le règle. Vous ne supportez que votre ticket modérateur.
Pour un patient ordinaire, le reste à charge varie de 2 à 4 € par acte courant. Pour les bénéficiaires du statut BIM/VIPO, le ticket modérateur s'élève à environ 0,28 € par prestation pour les actes facturés à l'acte, et est ramené à zéro pour les soins dispensés sous régime de forfait. Si vous percevez certaines allocations sociales ou si vos revenus se situent sous les plafonds définis, ce statut peut s'appliquer automatiquement. Un conseil pratique : contactez votre mutualité avant d'entamer les soins pour connaître précisément votre taux de remboursement.
En cas de soins palliatifs à domicile, des forfaits spécifiques existent et la plupart des actes infirmiers deviennent entièrement gratuits pour le patient et sa famille — aucun ticket modérateur n'est appliqué. Cette prise en charge intégrale permet aux familles de se concentrer sur l'accompagnement de leur proche dans les meilleures conditions possibles, sans la moindre préoccupation financière liée aux soins infirmiers.
???? Conseil : Si vous êtes en phase de convalescence après une opération, vérifiez les conditions de votre assurance hospitalisation complémentaire (de type « Hospitalia » ou équivalent). Ce type de couverture peut prendre en charge les soins infirmiers à domicile réalisés en phase post-opératoire. Sans cette couverture, le reste à charge cumulé peut atteindre 200 € par mois pour un patient ordinaire après remboursement INAMI. Avec une couverture adaptée, ce reste à charge peut être ramené à zéro. Renseignez-vous auprès de votre assureur avant le début des soins pour connaître précisément l'étendue de vos droits.
???? Exemple concret : M. Thierry Claessens, 58 ans, réside à Haaltert et doit recevoir des soins de plaie quotidiens pendant six semaines après une intervention chirurgicale au genou. Son assurance hospitalisation complémentaire (souscrite auprès de sa mutualité) couvre les actes infirmiers à domicile liés à sa convalescence. Résultat : sur un coût total d'environ 315 € de soins sur la période (pansements complexes à 15 € × 42 jours, avant remboursement INAMI), son reste à charge après intervention de la mutuelle et de l'assurance complémentaire s'élève à zéro euro. Sans cette couverture, il aurait dû s'acquitter d'environ 170 € de tickets modérateurs cumulés.
Selon la Fédération Internationale de la Croix-Rouge (2022), près de 70 % des patients préfèrent recevoir leurs soins à domicile. Les raisons sont multiples : réduction significative du risque d'infections nosocomiales, maintien des habitudes de vie, présence rassurante des proches et attention exclusive de l'infirmier à chaque passage — un luxe rarement possible à l'hôpital, où le temps soignant est partagé entre plusieurs patients.
Sur le plan financier, le maintien à domicile avec soins infirmiers génère un budget souvent inférieur à celui d'une maison de repos, qui coûte en moyenne entre 1 800 et 2 200 € par mois en Belgique. De plus, le maintien à domicile peut bénéficier d'aides complémentaires réduisant davantage le reste à charge : intervention du CPAS, allocations du SPF Sécurité sociale pour perte d'autonomie, et primes régionales spécifiques selon la région de résidence (Flandre, Wallonie ou Bruxelles). Ces dispositifs, cumulables avec le remboursement INAMI, rendent le maintien à domicile financièrement accessible pour de nombreuses familles.
Certaines situations restent toutefois incompatibles avec le domicile :
En cas d'aggravation de votre état entre deux passages, l'infirmier a l'obligation légale d'alerter immédiatement votre médecin traitant. Votre sécurité reste la priorité absolue, quel que soit le lieu de soin.
???? À noter : La réforme du 1er novembre 2025 renforce les exigences de traçabilité imposées à l'infirmier. Chaque acte réalisé à domicile doit être rigoureusement documenté dans le dossier infirmier. En cas de contrôle INAMI, c'est l'infirmier — et non le médecin — qui en supporte les conséquences juridiques et financières si le dossier est incomplet. Pour vous, patient, cette exigence constitue une garantie concrète : vous avez l'assurance que chaque soin est tracé, chaque geste est consigné, et que le professionnel qui intervient chez vous est pleinement responsable de la qualité de sa documentation.
Si vous résidez à Denderleeuw ou dans ses environs et que vous souhaitez bénéficier de soins infirmiers à domicile réalisés dans le respect du cadre légal belge, le cabinet SRL GUSTAVE est à votre écoute. Notre équipe, accréditée (visa SPF et numéro INAMI), vous accompagne avec une prise en charge personnalisée, en collaboration étroite avec votre médecin traitant. N'hésitez pas à nous contacter pour organiser une première visite et discuter de vos besoins : chaque situation mérite une attention particulière.